Summa jus, summa injuria (Général)

par Alain Gottcheiner @, lundi 25 janvier 2016, 14:31 (il y a 666 jours) @ Louis Eggermont

Avec le respect que je vois dois à tous les deux, ceci n'est pas le vrai débat.

Un règlement idéal -et le golf, précédemment mentionné, s'en rapproche, et plus encore le cricket- s'efforce de prévoir un maximum de choses de manière "mécanique", et dit explicitement dans quels cas l'appréciation de l'arbitre peut intervenir.

On peut préférer plus ou moins de ce dernier point. La synthèse de vos avis, et je suis d'accord, est qu'il y a plus matière à appréciation lorsque l'on a affaire à des joueurs moins chevronnés. Mais en tout cas il faut savoir précisément quand l'appréciation entre en jeu.

Et c'est là que je considère comme peu réaliste le point de vue de Xavier, qui, si je l'ai bien compris, voudrait élargir au maximum ces cas.

Si le règlement du bridge -que je prétends posséder à fond- est si souvent décrié, c'est que la place laissée à l'apprécdiation de l'arbitre, et surtout du comité d'appel, est considérable, et que différents comités pourraient rendre des verdicts très différents, ce qui laisse forcément un sentiment d'injustice. Je tiens à votre disposition un article que j'ai écrit à ce sujet.

Les aides à l'arbitrage mises au point au tennis, et qui commencent à l'être au football (et, encore une fois, au cricket), n'ont rien à voir, car là il s'agit de faire ce que l'humain ne peut pas faire, juger au millimètre en temps réel. Autre exemple : la photo-finish. L'équivalent au Scrabble, c'est le logiciel qui te donne toutes les solutions avec leurs valeurs - et même maintenant les solutions impossibles.
Et en effet, elles peinent à s'imposer, mais ce n'est pas par leur caractère mécanique ou par méfiance vis-à-vis de la technologie ; c'est plutôt parce qu'elles peuvent diminuer l'autorité des arbitres. Ce qui, à mon avis, n'est pas le cas des règles scrabblesques décidant des erreurs admissibles ou non.


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